Le Message de l’Aïd al-Fitr du Président des Affaires religieuses Erbaş

Le Message de l’Aïd al-Fitr du Président des Affaires religieuses Erbaş

samedi 15 mai 2021

Nous avons atteint l’agréable Aïd à la suite du mois du Ramadan qui est la saison de la miséricorde, de l’abondance et de la purification. Louange sans fin à notre Seigneur le Tout-Puissant qui nous a conduits à l’Aïd qu’Il avait annoncée à la fin d’un tel climat de miséricorde. Que Dieu le Tout-Puissant rende notre conscience de servitude qui a été ravivée avec le Ramadan, pour toujours et vivante.

Les aïd sont des jours de joie et d’enthousiasme communs pour les membres de la même foi, de la même histoire et de la même civilisation. Les aïd sont des moments exceptionnels qui font de nous ce que nous sommes, unissent nos cœurs et renforcent notre fraternité. C’est une énorme scène d’unité dans laquelle la fraternité islamique est profondément ressentie partout dans le monde, ce que notre Seigneur a déclaré avec son décret divin ‘les croyants ne sont que des frères’.

Cependant, nos aïd sont aussi un peu tristes dans notre monde d’aujourd’hui, entouré de douleur, de tristesse et de larmes. Car, les cris entendus des villes opprimées de la géographie islamique, du Turkestan oriental au Yémen, de l’Arakan à la Syrie profondément blessent nos cœurs. Surtout la tentative de l’Etat terroriste d’Israël d’occuper la ville sainte de Jérusalem et notre première qibla Mosquée al-Aqsa apporte une grande tristesse et une grande douleur à tous les croyants. Car, les musulmans qui adorent dans la mosquée sont attaqués de manière barbare, le saint foyer de la mosquée est violé et la mémoire des prophètes est indéniablement perturbée. La ville symbole des religions, des langues, des cultures et des civilisations est pillée. Le peuple palestinien est expulsé forcément de ses foyers et soumis à des massacres. Par conséquent, tous les aïd passeront avec tristesse jusqu’à ce que la Palestine et la Mosquée al-Aqsa soient complètement libres.

Dans ses hadiths, notre Prophète a fait ressembler les musulmans aux organes d’un corps et avait déclaré que tous les croyants devraient ressentir la douleur et la souffrance d’un croyant, qu’un musulman qui ne demande pas ce qu’il veut pour lui-même aussi pour son frère croyant, ne peut pas être un croyant mûr. Il dit ‘N’est pas de nous celui qui passe la nuit le ventre plein alors que son voisin, à côté de lui, a le ventre vide’. En tant que croyants, tous ces principes nous imposent une responsabilité indispensable de partager les peines et les joies de chacun et de consolider notre fraternité.

En fait, le seul moyen d’empêcher l’occupation et l’oppression à Jérusalem, d’assurer la paix et la sécurité dans la géographie islamique et de vivre de meilleurs aïd, est d’agir dans l’unité et la solidarité. Par conséquent, en faisant de cet aïd une occasion, efforçons de renforcer nos liens d’unité, de solidarité et de fraternité avec nos mains, notre langue, nos cœurs et tous nos moyens.

De l’autre côté, cette année, nous éprouvons le chagrin de ne pas pouvoir se réunir au cours de l'Aïd, à cause de la pandémie. Cependant, il existe bien sûr de nombreuses façons de raviver les sentiments d’amour, de respect et de fraternité et d’assumer nos responsabilités envers nous-mêmes, notre famille, nos proches et notre milieu. C’est nous qui peut transformer ces temps fertiles en souvenirs inoubliables avec notre famille, notre conjoint et nos enfants. Pour cela, faisons de notre maison une place de fête. Que le sourire décide sur notre visage, le mot doux dans notre langue et l’affection dans nos cœurs. Rétablissons notre loyauté et notre amour les uns envers les autres en faisant de la fête un moyen de soulager nos blessures. Voyons ces moments exceptionnels comme une opportunité d’obtenir le consentement de nos parents et de recevoir leurs prières.

Nous sommes une nation qui est l’espoir des orphelins endeuillés, des pauvres timides, des cœurs blessés et des cœurs fatigués où qu’ils soient dans le monde. Efforçons-nous de continuer donner notre coup de main que nous avons tendu à nos frères pendant le Ramadan, pendant et aussi après l’Aïd.

Avec ces sentiments et ces pensées, je félicite l’Aïd al-Fitr de notre nation bien-aimée, nos citoyens et nos consanguins vivant à l’étranger et du monde islamique tout entier, avec mes sentiments les plus sincères. Je supplie Allah le Tout-Puissant de faire de l’Aïd al-Fitr un moyen de sérénité des opprimés, des endeuillés et de toute l’humanité, en particulier ceux dans Jérusalem et à la Mosquée al-Aqsa, et de nous amener à de nombreux aïd plein de santé, prospérité et confiance.

 

Prof. Dr. Ali ERBAŞ

Président des Affaires religieuses