« La haine de l’Islam se propage rapidement telle une cellule cancéreuse »

« La haine de l’Islam se propage rapidement telle une cellule cancéreuse »

lundi 31 mai 2021

Le président de la République, M. Recep Tayyip Erdoğan a prononcé le discours d’ouverture du 1er Symposium international sur les médias et l’islamophobie, et a dit « Dans de nombreuses régions du monde, en particulier en Occident, la haine de l’Islam se propage rapidement telle une cellule cancéreuse. »

“İslam düşmanlığı hastalığı, tıpkı kanser hücresi gibi hızla yayılmaktadır”

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Le 1er Symposium international sur les médias et l’islamophobie organisé en coopération avec le Conseil Supérieur de la Radio et de la Télévision (RTÜK), la Présidence des Affaires Religieuses, l’Université d’Erciyes, la TRT, la Fondation de recherche sur la politique, l’économie et la société (SETA), a débuté à Ankara avec la participation du président de la République, M. Recep Tayyip Erdoğan.

Les discours d’ouverture du symposium tenu à ATO Congresium et programmé deux jours, ont été prononcés par le Président des Affaires Religieuses, Prof. Dr. Ali Erbaş, le ministre de la Culture et du Tourisme, M. Mehmet Nuri Ersoy et le président du RTÜK, M. Ebubekir Şahin.

Dans son discours d’ouverture, l’invité d’honneur du symposium, le président de la République, M. Recep Tayyip Erdoğan a souhaité que le Symposium international sur les médias et l’islamophobie soit bénéfique pour l’humanité, le monde musulman, la Turquie et ses institutions, et a remercié tous ceux qui contribueront au symposium avec leurs idées, évaluations et débats.

En félicitant tous ceux qui ont contribué à la réalisation du symposium, Erdoğan a dit : « Je voudrais commencer mon discours en précisant que le problème auquel nous sommes confrontés n’est pas l’islamophobie, c’est-à-dire la ‘peur de l’Islam’, mais simplement la haine envers l’Islam. Oui, la haine de l’Islam se propage rapidement telle cellule cancéreuse dans de nombreuses régions du monde, en particulier en Occident. »

Erdoğan a indiqué qu’il y a eu, durant l’histoire, des rivalités, tensions voire des conflits sanglants entre des membres de religions différentes et il a rappelé que les destructions causées par les croisades qui menées avec l’ambition de conquérir l’Anatolie et Al-Quds et qui ont duré longtemps, avaient changé le cours de l’histoire du monde.

« Durant les conquêtes ottomanes remontant jusqu’aux portes de Vienne, aucun évènement déplorable qui mettrait en doute ni nos ancêtres, ni nous-mêmes ni nos petits-enfants ne peut être perçu. » a-t-il signalé puis a ajouté qu’en revanche, l’Occident avait toujours maintenu son arrogance et sa haine envers les sociétés orientales, incarnées dans la personne des Turcs, sous le concept d’’orientalisme’.

En précisant que l’un des exemples récents de cela était le hissage du drapeau de l’État terroriste d’Israël sur le bâtiment du Premier ministre autrichien, il a déclaré qu’il était très facile de comprendre là où mènerait ces faits.

« Il existe dans l’histoire récente d’innombrables exemples de maux causés par la haine de l’Islam »

Erdoğan a noté ce qui suit :

« En fait, les grands mouvements de changement politique et culturel entrepris dans les régions géographiques restantes de l’État ottoman consistent en des efforts de l’Occident pour remodeler à sa façon les diversités présentes dans la région. En examinant notre alentour, nous remarquons que cette approche qui, parfois obtient des succès partiels, n’a pu s’étendre à une base élargie en raison du racisme religieux et ethnique qu’elle contient. Cet échec a pris corps dans le monde musulman sous la forme d’interventions externes sans fin, de conflits internes, des événements profonds et sanglants. Il existe d’innombrables exemples de souffrances, de tragédies causées par la haine de l’Islam dans l’histoire récente, tels que les massacres en Bosnie, en Arakan et allant du Turkestan à la Palestine. »

Erdoğan a souligné que la vague la haine de l’Islam de nos jours était menée avec des méthodes beaucoup plus perfides et latentes, et a ajouté que « La stratégie développée par l’administration américaine après les attentats du 11 septembre, visant à diaboliser les musulmans, a joué le rôle de catalyseur du virus de la haine de l’Islam, qui existait déjà dans le tissu culturel de nombreuses sociétés. »

« Les attaques contre le Coran sont protégées par les États eux-mêmes »

Erdoğan a exprimé que certains pays d’Europe, et notamment la France, travaillaient dur pour formater l’Islam selon leur propre vision, et il a rajouté :

« Ceux qui ont établi un solide système de sécurité et de prospérité après la révolution industrielle sur les ressources naturelles, le travail et le sang de nombreuses zones géographiques qu’ils ont colonisées avec leur propre peuple, sont entrés dans le XXIe siècle avec de graves inquiétudes. Les pays occidentaux qui sont également confrontés à des menaces démographiques en raison de leur taux de croissance démographique décroissant, tentent de distraire leur opinion publique avec des discours fascistes et éliminer ainsi les incertitudes causées par l’évolution des rapports de puissance mondiaux. Le fait que certains courants racistes qui étaient considérés comme marginaux, se soient désormais installés au centre de la politique, est un signe qu’au lieu de se débarrasser du marais dans lequel l’Occident est tombé, il préfère y être enterré profondément. Ceux qui se sont placés assez longtemps dans une position distinguée dans le monde en tant que bastion de la liberté religieuse sont entrés dans la course à l’interdiction de toutes sortes de symboles appartenant aux musulmans. Les attaques contre notre livre saint, le Saint Coran, contre notre Prophète (saw) et contre les symboles manifestant les préférences religieuses, en particulier les vêtements des femmes et des hommes musulmans, sont protégées et donc soutenues par les États eux-mêmes. »

« Les statistiques montrent les dimensions graves de la haine de l’Islam »

En affirmant que les statistiques montraient clairement les dimensions graves du problème, Erdoğan a souligné que les attaques racistes et anti-islamistes en Occident avaient augmenté de 250% au cours des 5 dernières années, et que le taux de ceux qui avaient perdu la vie dans ces attaques avait augmenté de 700%.

Erdoğan a rapporté qu’au cours des 5 dernières années, plus de 15 000 incidents anti-islamique avaient été signalés à des organisations non gouvernementales dans les 5 plus grands pays de l’Union européenne.

Erdoğan a aussi noté que les attaques visant les citoyens turcs résidant en Europe avait augmenté de 54% par rapport à l’année précédente, puis a poursuivi :

« L’hostilité envers l’Islam qui, jusqu’à peu de temps avant, était ignorée, gardée sous silence et considérée seulement comme des évènements policiers, commence désormais à faire place dans les constitutions et les lois. Les partis politiques qui assument la responsabilité de gouverner le pays et les pouvoirs publics chargés d'assurer la sécurité de tous les citoyens, notamment la police, sont entrés dans une course d'hostilité envers l’Islam. Ces tendances de la politique et des institutions publiques conduisent à l’émergence d’un préjugé sans fondement contre l’Islam et les musulmans parmi les gens démocrates qui vivent dans les pays occidentaux. Cependant, ceux qui tournent le dos à la réalité selon laquelle la disparition des libertés entrainent celle de la prospérité, mènent une hostilité contre leur propre avenir et non à l’Islam. »

« Les Musulmans sont pris pour cible »

Après avoir dit : « Je crois que cette vérité sera acceptée par toutes les personnes douées de raison et de conscience», Erdoğan a poursuivi comme suit :

« Les pays occidentaux qui ont élargi les libertés religieuses et ethniques autant que possible en raison de l’humilité de leur haine des Juifs s’étendant de l’Espagne à l’Allemagne tout au long de l’histoire, sont désormais à toute vitesse dans la direction opposée. Ceux qui placent le génocide des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale dans une parenthèse spéciale, ont cette fois-ci placé les musulmans dans la cible. Tant que la mentalité est la même, il n’est pas possible que les résultats soient différents. »

Erdoğan a dit : « Même si ce nouveau racisme contre les musulmans est tenté d’être minimisé par les Occidentaux sous le nom d’’islamophobie’, nous savons très bien que ce qui se fait est, en réalité, de la haine envers l’islam. »

Erdoğan a indiqué que ceux qui tentaient précédemment de légitimer l’islamophobie avec l’étiquette de ‘terrorisme islamique’, ne se sont pas abstenus de viser tous les musulmans sans faire de distinction, et il a utilisé les expressions suivantes : « On ne peut pas cacher ce qui est évident. Car, ceux qui se considèrent comme culturellement supérieurs n'hésitent pas à marginaliser tous les autres groupes, notamment les musulmans. »

« Le nouvel outil de motivation prend la forme de haine envers l’islam »

Le Président Erdoğan a souligné que tandis que l’angoisse de perdre le pouvoir politique et économique avec l’épidémie s’intensifiait, l’équilibre des Européens se détériorait, et il a continué comme suit :

« Cela provoque le réflexe de protéger l’identité européenne moderne, ou plutôt l’unité européenne, en augmentant la dose de fanatisme religieux et culturel. Le nouvel outil de motivation de cette identité européenne qui se protégeait contre la menace du communisme durant la période de la Guerre froide, prend la forme de haine envers l’islam. Nous pouvons évaluer dans ce contexte leur efficacité qui tend à croitre par la force politique et économique que détient certains mouvements dont la raison d’être au sein du christianisme se détermine par la haine de l’islam. »

Le président de la République Recep Tayyip Erdoğan a souligné que les faits qui se déroulent dans le monde tendent vers la préservation de la richesse économique de l’Europe et vers l’augmentation de ses inquiétudes en matière de sécurité, et que cela signifiait que la haine de l’islam va continuer à accroitre.

« Nous devons expliquer que c’est la haine de l’islam qui consiste en une menace mondiale, et non l’Islam »

Erdoğan a exprimé que ceux qui suivent de près les médias occidentaux remarqueront les efforts fournis pour présenter les musulmans comme des ‘terroristes’ et l’Islam comme la ‘religion de la terreur’, et il a souligné qu’ils devraient développer des approches nouvelles et plus efficaces contre la tendance toujours grandissante de la haine de l’islam.

Erdoğan a fait le constat suivant : « Tout d’abord, nous devons expliquer aux 7,5 milliards de personnes dans le monde que c’est la haine de l’islam qui est une menace mondiale, et non l’Islam. Au lieu de discuter les dimensions politiques, sociales, psychologiques et économiques de cette menace, l'Occident tombe sous l'influence des courants racistes et discriminatoires, ce qui n’est rien d’autre que prendre des raccourcis. »

« Il ne faut pas oublier que nous sommes confrontés à diverses manifestations de cette maladie même dans notre pays »

Erdoğan a souligné qu’ils savaient que ce n’était pas une voie facile, et il a continué comme suit :

« Laissons l’Occident de côté, nous ne devons pas oublier que nous sommes confrontés à diverses manifestations de cette maladie même dans notre pays. Dans un pays où la majorité de la population est musulmane, nous pouvons rencontrer des personnes qui ne peuvent pas tolérer l’adhan, la mosquée, le voile, les adorations religieuses. Derrière les débats sur la laïcité qui continuent depuis des années dans notre pays, il se trouve des tensions qui ont pour visée d’interdire les libertés religieuses plutôt que de les protéger. Cette mentalité déformée qui met l'État et ses citoyens face à face, s’avère être un des prétextes de coups d'État. Quand on regarde les jusitifications des coups d’Etat de 1960 et 1980 et de l’intervention du 28 février, qui sont les marques noires de notre vie politique multipartite, on voit bien cette réalité. Donc, nous devons déterminer la stratégie de notre lutte contre l’islamophobie en y incluant aussi le contenu. »

Le président de la République Erdoğan a souligné que les médias étaient l’un des facteurs les plus importants sur lesquels il fallait se concentrer, et « Il est évident que notre travail est difficile dans un système de média qui, tout en couvrant la destruction et le massacre commis par Israël dans les villes palestiniennes, peut qualifier de terrorisme la résistance des personnes qui protègent leur droit de vie. », a-t-il dit.

Erdoğan a indiqué qu’il en allait de même pour la Turquie, et il a parlé comme suit : « Ceux qui essaient de placer la lutte de la Turquie contre les organisations terroristes, dans le champ des violations des droits de l’homme, célèbrent la force excessive affichée contre la moindre menace à leur encontre. À cette occasion, je voudrais commémorer avec miséricorde nos 33 citoyens, civils et soldats non armés, qui sont tombés martyrs suite au blocage par le PKK, il y a 28 ans, le 24 mai 1993, du bus sur la route Bingol-Elazig.

« Il est impératif pour eux d’établir un réseau de communication puissant sur la scène internationale »

Le président de la République Recep Tayyip Erdoğan a souligné que leur devoir était d’essayer de relayer la vérité au monde en utilisant tous les moyens disponibles, et il a noté ce qui suit :

« Nous devons mobiliser les politiciens, les intellectuels, les membres des médias, les religieux consciencieux partout dans le monde, ainsi que nos propres religieux, pour lutter contre la maladie de la haine de l’islam. Il est impératif que toutes les sociétés et tous les pays exposés à cette menace se réunissent et établissent un réseau de communication puissant sur la scène internationale. Les ‘efforts pour prévenir la haine de l’islam qui sont d’une importance vitale pour la paix et la sécurité de toute l’humanité, devraient être menés à travers des mécanismes conjoints. Autrement, il est inévitable que nous soyons confrontés à un tableau inefficace avec très peu de résultats obtenus malgré une dépense de temps et d'énergie.

Si ce sont les musulmans qui constituent la majorité des réfugiés dans le monde, qui meurent le plus dans les conflits internes, et si la misère est surtout observée parmi les musulmans, cela signifie qu’il y a un problème d’unité et de solidarité qui doit être résolu de prime abord. Lorsque le monde musulman établira l’unité en son sein, il est possible que la lutte contre la haine de l’islam donne ses fruits en peu de temps. Autrement, le cercle vicieux actuel qui consiste à parler et discuter sans la moindre avancée utile se poursuivra. »

Erdoğan a souhaité que le symposium soit l’occasion d’une nouvelle ère dans cette direction et il a remercié tous les scientifiques, membres des médias et participants qui contribueront au programme.

Le Président de la RTÜK, M. Ebubekir Şahin, a présenté au Président Erdoğan à la fin de son discours le tableau de la ‘lettre d’un citoyen juif au souverain pendant la période de l’État ottoman’.

Le Vice-président M. Fuat Oktay et la ministre de la Famille et des Services sociaux, Mme Derya Yanık ont également participé au symposium.