“Le radicalisme n’approuve guère l’individu qui raisonne”

“Le radicalisme n’approuve guère l’individu qui raisonne”

mardi 16 novembre 2021

Le Président des Affaires Religieuses Erbaş affirma ainsi : “la pensée critique est une motivation importante du progrès et du développement scientifique. Par ailleurs, le type d’homme qui s’interroge est celui que le radicalisme ne supporte guère. Le radicalisme ne souhaite l’homme qui questionne. Il souhaite un type d’individu qui réponde à ceci : moi je dicte et toi tu effectues.”

“Radikalizm, sorgulayan insan istemez”

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Lors de la conférence le Président des Affaires Religieuses le Prof. Dr. Ali Erbaş s’est adressé aux étudiants de l’Université Internationale Turco-Kazakh Hoca Ahmet Yesevi ainsi qu’aux étudiants kazakhs de doctorat et de master qui étudient en Turquie. “La pensée critique est une motivation importante pour l’avancée scientifique et le développement. Par ailleurs, le type d’homme qui s’interroge est celui que le radicalisme ne supporte guère. Le radicalisme ne souhaite l’homme qui questionne. Il souhaite un type d’individu qui réponde à ceci : ‘moi je dicte et toi tu effectues’. ‘Moi je pense et non toi’. Ces types deviennent rapidement des réseaux. Ces réseaux peuvent même devenir des réseaux terroristes. D’ailleurs c’est de cette manière qu’évoluent les réseaux terroristes de notre époque. ‘Moi je penserai à ta place, quant à toi, effectue ce que je te dis.’ C’est le type de personne qu’ils souhaitent éduquer. Les individus et les communautés qui fuient la pensée critique sombrent alors dans un cycle répétitif de soi-même et s’enferment alors dans un cercle vicieux.”

Les étudiants qui se trouvaient dans le campus de l’Université de la ville de Turkestan au Kazakhstan ont également suivi la conférence organisée dans la Présidence du Conseil d’Administration de l’Université Internationale Turco-Kazakh Hoca Ahmet Yesevi et qui a été diffusée en direct avec le système de vidéo-conférence.

Le Président des Affaires Religieuses Erbaş a pris la parole lors de la conférence organisée dans le cadre du “Programme de Dialogue” par la Présidence du Conseil d’Administration de l’Université. Il a employé les propos suivants : “la civilisation de l’Islam est une civilisation de science. Il s'agit d’une civilisation de connaissances et de sagesses. Il existe dans le Kur’an-al Kerim de nombreux ayats qui soulignent l’importance du raisonnement, de la réflexion, de la méditation et de l’évaluation. Il y a de nombreux ayats qui relatent l’importance de l’étude de la nature, qui visent à raisonner et qui attirent l’attention sur la création.”

Le Président Erbaş a précisé que dans le Kur’an-al Kerim il existe de multiples généreux versets en relation avec l’objectif de la vie, le sens de la vie de l’au-delà et de l’existence. Il parla ainsi : “quand l’individu effectuera le lien entre soi et l’univers en étant guidé par la révélation/vahy il parviendra à résoudre ses crises liées au sens de la vie et ses dépressions quant à l’existence dans les dimensions individuelles, communautaires et globales. En effet, la civilisation musulmane qui progresse à partir de l’héritage des prophètes et qui produit une tradition scientifique enracinée et basée sur la révélation et la sagesse en est l’exemple la plus concrète.”

Le Président Erbaş attira l’attention sur le fait que la communauté de l’Islam a effectué un développement scientifique conséquent à partir de la première décennie de la révélation et durant une période de sept siècles, qu’elle a éclairé l’horizon de l’humanité dans tous les domaines de la connaissance et qu’elle a été pionnière de la science aussi bien d’un point de vue de la théorie que de la pratique. Il a effectué l’évaluation suivante : “en ce sens, il est très important de comprendre la civilisation de l’Islam qui est la période la plus remarquable d’un point de vue de la science et de la sagesse de l’histoire de l’humanité. La vallée de Fergana est l’une des géographies les plus importantes de cette civilisation. La vallée de Fergana possède des centres de science, de sagesse et de connaissance qui ont accueilli les trésors les plus précieux de notre culture, et où de nombreux oulémas, pieux et guérisseurs des cœurs qui éclairèrent l’horizon de l’humanité durant l’histoire ont vécus.”

“La connaissance doit être employée pour la paix de l’humanité et non pour faire preuve de force”

Le Président Erbaş en racontant le point de vue des musulmans à l’égard de la science et leurs apports a affirmé cela :  

“Les musulmans en considérant la science en soi comme révérend ont établi en peu de temps d’importants acquis dans les domaines de la religion, des mathématiques, de la médecine, de la philosophie, de la physique, de la chimie, l’astronomie.

Les musulmans ont abordé la science dans la pratique de la vie de tous les jours et sans la déconnecter des réalités sociales mais aussi avec une approche visant à prendre en compte les problématiques de l’époque. Ils ont fait appel à la connaissance non pas pour faire preuve de force mais pour la sérénité de l’humanité.   

La connaissance doit être employée pour la sérénité de l’humanité et non pour faire preuve de force.

Les musulmans n’ont à aucune époque catégorisé la science comme aujourd’hui et comme étant islam ou non. Les musulmans, assez confiants, ne se sont jamais abstenus à aucun moment de se confronter avec les acquis enracinés de l’humanité. S’il a fallu profiter de Rome, ils y ont fait appel. S’il a fallu profiter de Fès, ils y ont fait appel. İls n’ont jamais évité la rencontre avec toutes ces zones et de cette manière ils sont parvenus à faire face aux défis des autres cultures. Ils sont parvenus à intérioriser les acquis du passé en les révisant sous l’angle de la révélation/vahy. Il est possible d’observer cela en étudiant les oulémas musulmans. Il s’agit pour nous d’un exemple important.”

“Ceux qui ont renié la raison au prix de la religion et ceux qui ont renié la croyance au prix du rationalisme ont contrarié les réalités ”

Le Président Erbaş a précisé que depuis le 18ème siècle et avec une approche basée sur l’occident ; une visée partielle repoussant la dimension transcendantale et du Créateur s’est opérée particulièrement dans le domaine de la connaissance. Il a poursuivi ainsi : “aujourd’hui se trouve dans le fondement de nombreuses problématiques et des crises vécues au niveau global, l’égoïsme face à la perception de l’individu, de l’univers et de la vie issue de l’approche à l’égard de la connaissance centrée sur l’occident mais aussi l’approche morbide et paradoxale développé par l’individu en terme de relation avec Allah. Particulièrement, dès lors que les relations indispensables avec Allah, l’existence, l’univers et la connaissance ont été dénouées, l’humanité a sombré dans une crise profonde de signification de l’humanité et une décence désespérée. A partir du moment où l’intégrité en question s’est éparpillée, l’équilibre entre la raison et la révélation, la religion et la connaissance a été rompue. Ceux qui ont renié la raison au prix de la religion et ceux qui ont renié la croyance au prix du rationalisme ont contrarié les réalités au même degré.    

Le Président Erbaş enregistra le fait que dans la tradition de la science dans le monde de l’Islam, la révélation est inséparable de la raison tout comme le jugement de la sagesse, la décence de la connaissance et que cette situation est une nécessité de l’intégrité de la création et du tawhid (l’unicité d’Allah).

“La question concernant pour quelle raison les avancées scientifiques, techniques et sociales qui ont lieu ne permettent pas une meilleure vie de l’humanité est une question très importante”

Le Président Erbaş en pointant le fait que bien que depuis deux siècles la science, la connaissance et la philosophie ont amplement progressé d’un point de vue individuel et social la plus grande crise de l’histoire semble avoir lieu.  

“La question concernant pour quelle raison les avancées scientifiques, techniques et sociales qui ont lieu ne permettent une meilleure vie de l’humanité est une question très importante et est un sujet qui mérite d’être étudié. La science, la connaissance progressent de façon importante. Des voyages dans l’univers et dans l’espace se réalisent. Nous vivons dans l’ère d’Internet et des ordinateurs mais les individus ne sont pas plus heureux par rapport à 100 ou 200 années auparavant.”

Le Président Erbaş a souligné le fait que de nos jours l’accès à l’information est facile mais que l’accès à l’information fiable est tout aussi difficile. Puis il a employé les propos suivants : “dans l’ère de l’İnformation dans laquelle nous vivons, l’accès à l’information est assez facile mais que l’accès à l’information fiable est tout aussi difficile. L’erreur cache le vrai et s’oppose à celui-ci. Nous sommes témoins du fait que dans l’ère de l’information, la connaissance et la vérité sont sources d’une certaine manipulation.”

“Toute nation ne peut uniquement s’élever avec ses propres valeurs civilisatrices”

Le Président Erbaş a affirmé ainsi : “toute nation ne peut uniquement s’élever avec ses propres valeurs civilisatrices.” Puis il a poursuivi ainsi :

“Bien évidemment il est important de s’approprier les valeurs universelles de l’humanité et de profiter des acquis communs de l’humanité. L’action de profiter des résultats obtenus par les autres et des méthodes qui ont permis d’accéder à ces résultats mais aussi de les comprendre sont des points importants. Cependant il n’est jamais possible d’avancer avec une approche imitatrice banale. Chaque individu ou société doit poursuivre sa propre voie et une voie qui reflète sa propre identité. Quand cela est négligé, le plus grand piège semble être le fait de devenir étranger à soi-même. La personne qui reste éloignée de ses propres racines et de ses propres valeurs sera prisonnière de l’identité que lui attribuera son entourage et deviendra un sujet emprisonné de cet entourage. Nous avons vécu les souffrances de cette situation dans notre histoire.”

“Tout comme il n’est pas possible de négliger le lien entre la connaissance et la décence, il n’est pas possible d’ignorer le lien avec la responsabilité”

Le Président Erbaş a précisé que “la connaissance qui est l’un des points fondamentaux du cycle d’étude n’a en soi pas de signification. La véritable connaissance est celle qui donne lieu à une action attendue après la rencontre entre l’esprit humain et le cœur. Pour cela, notre Maître notre Prophète dit : “Ya Rabbi, je te demande une science utile. Ya Rabbi, je me réfugie à Toi pour toute science inutile. ” Si la connaissance et la science oriente l’individu vers le vice alors il faut s’en abstenir. La connaissance est une responsabilité. Toute comme il n’est pas possible de négliger le lien entre la connaissance et la décence, il n’est pas possible d’ignorer le lien avec la responsabilité”

“Le radicalisme ne souhaite guère d’individu qui s’interroge”

Le Président Erbaş a précisé qu’il est nécessaire d’effectuer des lectures correctes pour comprendre l’ère dans laquelle nous vivons. Puis il a poursuivi ainsi : “particulièrement la pensée critique est une motivation importante pour l’avancée scientifique et le développement.  Par ailleurs, le type d’homme qui s’interroge est celui que le radicalisme ne supporte guère. Le radicalisme ne souhaite l’homme qui questionne. Il souhaite un type d’individu qui réponde à ceci : ‘moi je dicte et toi tu effectues’. ‘Moi je pense et non toi’. Ces types deviennent rapidement des réseaux. Ces réseaux peuvent même devenir des réseaux terroristes. D’ailleurs c’est de cette manière qu’évoluent les réseaux terroristes de notre époque. ‘Moi je penserai à ta place, quant à toi effectues ce que je te dis.’ C’est le type de personne qu’il souhaite éduquer. Les individus et les communautés qui fuient la pensée critique sombrent alors dans un cycle répétitif de soi-même et s’enferment alors dans un cercle vicieux.”  

Le Président Erbaş a informé que la réflexion est la garantie pour que l’individu ne demeure pas sur une erreur. “L’une des visées du Kur’an concerne son incitation à une réflexion de notre part ; autrement dit réfléchir consiste à orienter à une croyance qui se base sur le Kur’an et les ayats de l’univers qui sont les preuves ainsi qu’en se basant sur les études scientifiques et idéologiques. Nous appelons cela la foi prouvée/tahkiki iman.”

“Les musulmans considèrent comme une responsabilité liée aux principes de la foi, la défense des droits pour que chacun puisse mener une vie humaine”

Il a rappelé que dans le Kur’an-al Kerim il est ordonné que pour parvenir à la sérénité et à la paix dans le monde la plus grande garantie est la justice et l’affection et la miséricorde pour parvenir à préserver les principes fondamentaux des droits et des libertés et le maintien des relations environnementales et sociales. Il a poursuivi ainsi :  

“Les musulmans qui sont guidés par ces fondements voient comme une responsabilité dictée par leurs croyances que de défendre les droits pour que chacun puisse mener dans le monde une vie digne, libre et humaine et de travailler dans cet objectif. Par conséquent notre rôle et responsabilité principale est de travailler afin de présenter sur un ton sage et une tournure agréable à chacun des membres de la famille de l’humanité la perception des droits et de la justice dans l’Islam, l’exemplarité au-dessus de tous les âges de notre Prophète ainsi que ses attributs de décence transcendantale. Il s’agit de combattre tous ensemble avec les projets globaux qui cherchent à dissimuler la réalité en employant de façon correcte les moyens d’information de l’époque en question. De cette manière il s’agit de présenter et de représenter de la meilleure manière notre religion omnipotente qu’est l’Islam, de neutraliser les mauvais intérêts et perceptions à cet égard en s’appropriant la donnée fiable, tout en étant guidé par le Kuran et la Sounnah et afin de garantir à nouveau dans le monde ce qui est approuvé.     

De la même manière, nous allons nous efforcer afin de faire parvenir avec une méthode correcte et un ton adapté et de la manière la plus agréable possible les principes et valeurs de l’Islam aux jeunes et à toute l’humanité en partant de la réalité selon laquelle les structures contre et exploitant l’Islam trompent les jeunes ignorants au sujet des valeurs de la foi et de la civilisation.

“Les musulmans sont ceux qui considèrent comme intouchables les droits fondamentaux et les libertés de tout un chacun”

Le Président Erbaş attira l’attention sur le fait que les musulmans sont les garants de la justice et du droit dans les géographies dans lesquelles ils se sont trouvés durant toute l’histoire. Puis il a continué ainsi : “ils acceptèrent comme intouchables les droits fondamentaux et les libertés de tout un chacun sans faire de distinction de langue, religion, race et couleur. Ils présentèrent les exemples les plus agréables de la culture du vivre ensemble, de l’obéissance au Créateur et la manifestation de la décence de la miséricorde à toute chose créé. En réalité, le plus grand problème de l’humanité aujourd’hui concerne la négligence de cette décence et de ce droit, voire même sa perte.”

Le Président Erbaş a enregistré l’idée selon laquelle les conflits, les chaos, les crises individuelles et globales vécues apparaissent avec le fait de devenir étranger à soi-même, d’oublier l’objectif de sa propre existence et de négliger son Seigneur Allah. 

Le Président Erbaş a souligné l’importance des songes, des travaux et des objectifs des jeunes pour la construction d’une vie et un monde plus agréables. Puis il a effectué les rappels suivants : “en effet, notre Maître notre Prophète qui a érigé la plus agréable des époques du monde à partir d’une communauté ignorante à la Mecque ; y est parvenu avec un groupe de jeunes musulmans qui avaient foi en lui. Vous savez que la majorité des sahabis qui ont combattu pour le bien de l’humanité et qui ont soutenu en ayant la foi en notre Maitre notre Prophète lors des années difficiles de l’Islam à la Mecque était composée de jeunes comme vous.”

Le Président Erbaş a clos ses propos avec les conseils suivants :

“Efforcez-vous avec tous les moyens que vous connaissez et afin que les bonnes choses que vous vivez trouvent leurs places dans la vraie vie. Effectuez de la meilleure manière ce qui est de votre responsabilité et qui est à votre charge afin que le bien augmente et le mal diminue. Participez aux travaux utiles et soutenez les bonnes actions. En clôturant mes propos avec ces sentiments et pensées, je vous souhaite à tous de bons résultats dans vos études. Qu’Allah vous aide afin que vous puissiez réaliser de bonnes choses et des actions gracieuses. Qu’Allah soit votre allié.”

Ont participé à la conférence le Président du Conseil d’Administration de l’Université Internationale Turco-Kazakh Hoca Ahmet Yesevi le Prof. Dr. Muhittin Şimşek et des académiciens.